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L'évolution de la société et son impact sur le logement

Publié le 13 Juin 2018

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L'évolution de la société et son impact sur le logement

Une nouvelle manière de consommer l’immobilier est en marche, portée par les plus jeunes

Désireux de toujours mieux appréhender le marché immobilier et anticiper ses évolutions, le réseau Guy Hoquet a sollicité Harris Interactive dans le cadre d’une étude portant sur l’impact que l’évolution de la société a eu sur le secteur de l’immobilier.

Que représente aujourd’hui le logement pour les Français ? Comment évoluent ses enjeux à la lumière des évolutions de société ? La consommation et la vision du logement diffèrent-t-il en fonction des générations ?

Le logement, encore et toujours symbole d’indépendance

Véritable sésame indispensable à toute autre marque d’indépendance, le salaire est logiquement plébiscité par 68% des répondants comme étant le 1er symbole fort du passage à l’âge adulte.

Pour autant, le logement n’est pas en reste puisque la location de son premier « chez soi » arrive sur la seconde marche du podium avec 42% des suffrages.

Clôturant ce trio de tête, le permis de conduire réunit 40% des votes.

 

Un logement parfois compliqué à obtenir mais chéri

41% des Français déclarent avoir déjà rencontré des difficultés pour se loger.

Il apparaît que cela est, dans 62% des cas lié à la capacité financière ou à des conditions d’octroi trop restrictives pour 29%, notamment en région parisienne (43% des interrogés). Ce sont évidemment les plus jeunes les plus concernés puisqu’ils sont 38% des 18-24 ans à invoquer l’éloignement géographique des biens par rapport à la zone souhaitée, contre seulement 18% des 50-64 ans.

De façon générale, certains types de populations sont particulièrement concernés par les difficultés à trouver un logement. Il en est ainsi des plus jeunes - qui ont rencontré ce problème lors de leurs études (28% des moins de 35 ans, avec un pic à 35% pour les 18-24 ans) ou dans le cadre d’une colocation (15% des moins de 35 ans) – ainsi que des personnes vivant avec un ou plusieurs enfants.

Particulièrement touché en ce qui concerne les obstacles rencontrés dans la quête du bien correspondant à leur critères, comme un nombre de chambre minimum, 34% des parents ayant au moins un enfant au foyer et ayant connu des difficultés à se loger identifient ce problème.

 

Durement obtenu ou non, le logement est cher au cœur des Français, quel que soit leur âge, qui le considère comme un cocon où l’on aime se réfugier (58%).

 

Le placement immobilier : les Français, amoureux de la pierre devant l’éternel

Les Français, toutes générations confondues, se retrouvent autour d’un objectif commun, investir dans leur résidence principale : 71% des sondés l’ont d’ores et déjà acquise ou envisagent de le faire.

En revanche, l’investissement dans un ou plusieurs biens à des fins locatives séduit davantage les jeunes de moins de 35 ans, près d’un sur deux (47%) l’ont fait ou envisagent de le faire, que les 50 - 64 ans qui ne sont séduits qu’à 23%.

Conscients des enjeux liés à une retraite incertaine, les jeunes songent-ils plus que leurs ainés à la préparer via un placement rémunérateur dans la pierre ?

 

Venant appuyer le constat d’expert terrain du porte-parole de Guy Hoquet, les résultats de l’étude soulignent que le logement reste avant tout important dans l’approche patrimoniale qu’ont les Français en termes de transmission. Ainsi, 73% d’entre eux le pensent comme un bien à préserver pour le léguer à ses enfants.

 

Des jeunes lucides quant à la réalité de l’investissement immobilier

Lorsque l’on pose la question de l’âge idéal pour se lancer dans l’achat de son premier bien immobilier, les moins de 35 ans sont 70% à répondre « entre 25 et 34 ans », prouvant ainsi leur lucidité quant à l’implication que nécessite la concrétisation de ce projet.

Les plus de 65 ans sont un peu plus réservés vis-à-vis de cette tranche d’âge (59% invoquent cette réponse) et pensent également que la tranche d’âge venant après – entre 35 et 44 ans – est idéale (31% d’entre eux). Une réponse ne correspondant pas aux moins de 35 ans qui ne la sélectionne qu’à 9%.

 

Location, prêt, logement modulable,… : de nouvelles pratiques immobilières en plein essor, surtout chez les moins de 35 ans

Fait marquant de cette étude Guy Hoquet – Harris Interactive : de nouvelles pratiques émergent au sein des jeunes générations, telles que la location ou le prêt de sa résidence principale par exemple.

Ainsi, bien qu’encore faiblement pratiquée par l’ensemble de la population (17% des sondés ont déjà loué leur logement en leur absence ou envisagent de le faire), la location tend à se démocratiser chez les moins de 35 ans qui sont un tiers (33%) à l’avoir déjà fait ou veulent le faire alors que seuls 10% des plus de 50 ans l’envisagent. Des chiffres d’autant plus parlants que plus de la moitié (54%) des moins de 35 ans se représentent le logement comme un bien que l’on loue temporairement, en totalité ou en partie, pour améliorer ses revenus. Une perception de la jeune génération que ne partagent que 27% des 50-64 ans et 20% des 65 ans et plus.

Propre également aux jeunes (25% des moins de 35 ans), et en particulier les 18-24 ans (32%) : le logement vu comme un endroit fonctionnel où simplement dormir.

 

Par ailleurs, si la moitié des Français (49%) déclare avoir prêté ou être encline à prêter son logement à un proche plutôt que d’en tirer profit en le louant à un inconnu (17%), les moins de 35 ans sont 60% à être concerné, contre moins de la moitié des plus de 50 ans (48%).

 

Autre nouveauté dans la vision que les Français ont du logement : il se doit désormais d’être modulable. Ainsi, 41% des personnes interrogées attendent que leur bien soit composé de pièces à vivre dont la fonction peut changer, comme un salon qui deviendrait une chambre à la nuit tombée ou un bureau qui muterait en salon le soir.

Encore une fois, la tendance se fait plus prégnante chez les plus jeunes : 59% des répondants ont moins de 35 ans contre 32% chez les 50-64 ans et 29% au sein de la tranche 65 ans et plus.

 

Raison initiale ou conséquence de la demande grandissante de modulation des logements, 40% des sondés envisagent leur logement comme un lieu où ils travaillent. Une façon d’appréhender son bien plus présente dans l’esprit des moins de 35 ans (52%) que chez les plus âgés (35% pour les 50-64 ans).

Au regard de ces résultats, nous sommes légitimement amenés à nous interroger sur le lien avec l’évolution du marché de l’emploi et les nouvelles façons de travailler telles que le travail à distance ou le télétravail.

 

Le logement comme vecteur de solidarité intergénérationnelle

Près de la moitié des Français (47%) pensent que la solidarité entre générations est moins importante que par le passé lorsqu’il s’agit de loger des proches chez soi ou de les aider financièrement à se loger. Et plus on vieillit, plus cette évolution est constatée : 56% des 50-64 ans le déplorent contre 43% des moins de 35 ans.

Si autant de Français ressentent une baisse de la solidarité intergénérationnelle, cela ne correspond toutefois pas à leur réponse lorsqu’on les interrogent concrètement sur des actions possibles.

Ainsi :

  • 74% des 45 ans et plus se déclarent prêts à financer une aide à domicile et/ou des travaux d’adaptation dans le logement de leurs proches âgés pour qu’ils puissent y rester le plus longtemps possible,
  • 55 % des 45 ans et plus répondent présent pour financer un logement ou une chambre dans un établissement destiné aux seniors,
  • 47% des parents ayant au moins un enfant à la maison préfèreraient que ces derniers vivent plus longtemps au sein du foyer parental, jusqu’à ce qu’ils puissent eux-mêmes financer leur logement,
  • 44% des 45 ans et plus seraient prêts à adapter leur logement ou à en changer afin d’accueillir leurs proches âgés,
  • 40% des parents ayant au moins un enfant à la maison opteraient plutôt pour une aide financière de ces derniers afin qu’ils puissent se loger de manière indépendante quand ils en auront besoin.

« Comme le révèle clairement cette étude, nous constatons que les plus jeunes sont porteurs d’une réelle (r)évolution, tant dans leur vision que dans leurs manières de consommer le logement. A nous, experts de l’immobilier, de nous adapter afin d’être plus que jamais les partenaires privilégiés du quotidien de tous les Français ! » conclut Fabrice Abraham, Directeur Général de Guy Hoquet l'Immobilier. 

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