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Vente immobilière : un notaire ou deux ?

Vente immobilière : un notaire ou deux ?

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Publié le 17/06/2026 - Mis à jour le 17/06/2026

Vous vous apprêtez à vendre votre bien et une question revient souvent : faut-il un seul notaire pour la vente immobilière, ou chaque partie doit-elle désigner le sien ? Entre idées reçues sur les frais, craintes de conflit d’intérêts et méconnaissance des règles professionnelles, le sujet mérite d’être clarifié. Car le choix entre notaire unique ou notaires partagés n’est jamais anodin : il influence le niveau de conseil, la fluidité des échanges et votre tranquillité d’esprit pendant toute la transaction.

Bonne nouvelle : depuis l’arrêté du 29 janvier 2024 portant règles professionnelles du notariat, les rôles respectifs sont plus clairement encadrés. On fait le point pour vous aider à trancher.

Quelle est la différence entre un notaire unique et deux notaires ?

Dans une vente immobilière, un notaire unique rédige seul l'acte pour le compte des deux parties, vendeur et acquéreur. Avec deux notaires, chaque partie désigne son propre officier public : les deux se partagent les tâches et les émoluments, sans surcoût pour les parties.

En France, le recours à un notaire est obligatoire pour authentifier la vente d'un bien immobilier. Dans la majorité des cas, c'est un seul professionnel qui prend en charge l'ensemble de la transaction : rédaction du compromis, vérification des diagnostics, purge du droit de préemption, rédaction et signature de l'acte authentique. Le notaire est alors tenu à un devoir d'impartialité envers le vendeur comme envers l'acquéreur. 

Mais chaque partie peut aussi choisir de mandater son propre notaire. On parle alors de « double minute » : chacun des deux officiers publics conserve un exemplaire authentique de l'acte dans ses archives. Cette configuration est parfaitement légale et de plus en plus fréquente, notamment pour les transactions interrégionales ou lorsqu'une des parties souhaite un accompagnement dédié.

Faire appel à deux notaires coûte-t-il plus cher ?

Non, recourir à deux notaires n'entraîne aucun surcoût pour les parties. Les émoluments sont réglementés par décret et partagés entre les deux études selon une clé de répartition légale. Le montant total des frais d'acquisition reste strictement identique.

C'est la question la plus fréquente — et aussi la plus grande idée reçue. Les « frais de notaire », en réalité appelés frais d'acquisition, se décomposent en trois blocs principaux :

  • Les droits de mutation (environ 80 % du total) : taxes reversées à l'État et aux collectivités territoriales.
  • Les débours : sommes avancées par le notaire pour les formalités (extrait cadastral, état hypothécaire, publicité foncière).
  • Les émoluments du notaire : sa rémunération, fixée par décret et représentant environ 10 à 15 % du total. 
Seuls les émoluments sont partagés entre les deux études lorsque deux notaires interviennent. Selon la Maif, cette double intervention n'entraîne aucun surcoût pour le client. La répartition est encadrée par les règlements des chambres notariales (même département), interchambres (départements différents) ou intercours (régions différentes).

Info : pour une vente dans l'ancien, les frais d'acquisition représentent généralement entre 7 et 8 % du prix de vente, selon le barème en vigueur au 1er trimestre 2026, sous réserve des évolutions réglementaires.

Pourquoi choisir deux notaires pour sa vente immobilière ?

Désigner son propre notaire permet de bénéficier d’un conseil personnalisé, d’une défense active de ses intérêts et d’une double vérification juridique de l’acte. C’est particulièrement recommandé en cas de transaction complexe ou à distance. 

Voici les principaux avantages de la configuration à deux notaires : 

  • Un interlocuteur dédié : votre notaire vous connaît, comprend votre situation et répond à vos questions spécifiques tout au long de la procédure. 
  • Une double lecture juridique : chaque notaire vérifie les documents (titre de propriété, diagnostics, servitudes, hypothèques) et réduit le risque d'erreur ou d'omission. 
  • Un équilibre des rôles : le notaire du vendeur se concentre sur la rédaction de la promesse et de l'acte, celui de l'acquéreur vérifie le financement et les conditions suspensives. 
  • Une meilleure fluidité à distance : pour les ventes interrégionales, chaque partie peut rencontrer physiquement son notaire sans se déplacer. C'est un avantage appréciable si vous devez gérer la vente de votre bien sans être sur place. 
Fort de son expérience sur le marché local, votre conseiller Guy Hoquet l'Immobilier peut vous orienter vers des notaires de confiance dans votre secteur, habitués à travailler avec le réseau.

Quand un seul notaire suffit-il ?

Un seul notaire suffit dans la majorité des ventes simples : bien classique, parties d'accord, dossier sans complexité juridique particulière. Cette configuration est généralement plus rapide et limite les échanges entre études.

Concrètement, un notaire unique reste pertinent si : 

  • La vente porte sur un bien standard (appartement, maison individuelle) sans situation juridique atypique.
  • Le vendeur et l'acquéreur s'entendent bien et communiquent sans difficulté.
  • Le notaire désigné est reconnu et exerce habituellement dans le secteur du bien.
  • Aucune des deux parties ne dispose déjà d'un « notaire de famille » qu'elle souhaite mobiliser. 
Bon à savoir : selon l'usage, c'est généralement l'acquéreur qui choisit le notaire puisque c'est lui qui règle les frais d'acquisition, conformément à l'article 1593 du Code civil (sauf clause contraire type « acte en main »). Le vendeur reste toutefois libre de proposer son propre notaire, et la négociation se fait le plus souvent à l'amiable dès l'acceptation de l'offre.

Dans quels cas deux notaires sont-ils vivement conseillés ?

Deux notaires sont recommandés en cas de transaction complexe, de vente à distance, de bien en indivision, de vente en viager ou de VEFA. Ils sont également utiles lorsque les relations entre les parties sont tendues.

Certaines situations justifient pleinement la présence de deux officiers publics :

SituationIntérêt de deux notaires
Vente à distance (parties dans des régions éloignées)
Chaque partie rencontre son notaire localement, sans déplacement
Bien en indivision ou issu d'une succession
Protection renforcée des intérêts de chaque héritier
Vente en viager ou à terme
Double vérification des clauses financières spécifiques
Vente en l'état futur d'achèvement (VEFA)
Contrôle des appels de fonds et pénalités de retard
Relations tendues entre les parties
Interlocuteurs distincts évitant les conflits directs
Vente avec servitudes complexes ou droit de préemption
Double lecture juridique approfondie


Dans ces cas, la double intervention constitue une véritable sécurité juridique. Elle permet aussi de lever plus sereinement les points à ne pas négliger à la signature du compromis de vente.

Comment se déroule la collaboration entre deux notaires ?

Lorsque deux notaires interviennent, leurs rôles sont définis par les règlements professionnels. L'un rédige l'acte (le notaire « rédacteur »), l'autre contrôle et conseille son client (le notaire « conseil »). Tous deux se coordonnent pour respecter les délais.

Concrètement, le notaire du vendeur centralise généralement les documents liés au bien : titre de propriété, diagnostics, état hypothécaire, règlement de copropriété. Le notaire de l'acquéreur se concentre sur le financement, la vérification des conditions suspensives et la sécurisation du versement du prix. La signature de l'acte authentique se déroule dans l'étude du notaire rédacteur, en présence ou non du second notaire (qui peut être représenté par procuration).

Grâce à la dématérialisation (signature électronique, visioconférence, échanges sécurisés de documents), cette organisation n'allonge pas significativement les délais. La durée moyenne d'une vente reste d'environ 3 mois entre le compromis et l'acte authentique, que vous ayez un ou deux notaires. Pour en savoir plus sur la mécanique contractuelle, consultez notre guide sur la signature du compromis de vente avec ou sans notaire.

L'essentiel en 30 secondes

  • Un seul notaire suffit pour la majorité des ventes simples : il rédige l'acte, collecte les fonds et garantit l'impartialité envers les deux parties. 
  • Deux notaires sont parfaitement légaux : chaque partie désigne le sien, sans aucun surcoût puisque les émoluments sont partagés selon une clé légale. 
  • Les frais d'acquisition restent identiques quelle que soit la configuration : seuls les émoluments (environ 10 à 15 % du total) sont répartis entre les études.
  • Deux notaires sont recommandés en cas de vente complexe, à distance, en indivision, en viager, en VEFA ou lorsque les parties entretiennent des relations tendues.
  • Votre conseiller Guy Hoquet l'Immobilier vous accompagne à chaque étape de la vente et peut vous orienter vers des notaires reconnus dans votre secteur.

Vos questions sur le choix du notaire

Qui choisit le notaire pour une vente immobilière ? L'usage veut que l'acquéreur choisisse le notaire, puisqu'il règle les frais d'acquisition (article 1593 du Code civil). Le vendeur peut néanmoins imposer ou proposer son propre notaire, à négocier dès l'offre d'achat. 

Peut-on changer de notaire en cours de vente ? Oui, tant que l'acte authentique n'est pas signé, chaque partie peut changer de notaire. Un avenant au compromis est alors établi. Cette situation reste rare mais parfaitement autorisée. 

Deux notaires rallongent-ils les délais de la vente ? Non, pas de manière significative. Grâce à la dématérialisation et à la coordination entre études, la durée moyenne reste d'environ 3 mois entre compromis et acte authentique, avec ou sans second notaire. 

Le notaire unique défend-il vraiment les deux parties ? Oui. Le notaire est un officier public soumis à un strict devoir d'impartialité et de conseil envers toutes les parties. Il ne prend pas parti, mais certains préfèrent un interlocuteur dédié pour plus de sérénité. 

Faut-il prévenir l'autre partie si l'on prend son propre notaire ? Oui, systématiquement. Le choix doit être notifié avant la signature du compromis, afin que le nom des deux études figure sur tous les documents de la transaction.

Vous préparez la vente de votre bien et vous vous interrogez sur le choix du notaire ? Contactez votre agence Guy Hoquet l'Immobilier : votre conseiller vous accompagne de l'estimation à la signature et vous aide à aborder sereinement chaque étape, y compris le choix des professionnels autour de votre vente. Pour aller plus loin, découvrez aussi les 6 grandes étapes pour vendre son bien immobilier.

Les informations contenues dans cet article sont données à titre indicatif et ne constituent pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Pour toute question relative à votre situation, rapprochez-vous d'un notaire ou de votre conseiller juridique.